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Mave Wolf The Big Bad Wolf [terminé]

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 Who's AFRAID of The Big Bad Wolf?
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Who's AFRAID of The Big Bad Wolf?

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▬ Arme : Oh mes comme tu as de grande.... dents !
▬ État psychologique : lunatique
▬ Un mot de toi : She

MessageSujet: Mave Wolf The Big Bad Wolf [terminé]   Dim 30 Oct - 3:13





NOM : Wolf
PRÉNOM : Mave (se prononce Maïve)
SURNOM : The Big Bad Wolf
ÂGE : 20 ans
SEXE : masculin
D A T E . D E . N A I S S A N C E :
O R I G I N E S . OU . C O N T E S : le monde du miroir
ORIENTATION SEXUELLE : bisexuel

G R O U P E : blackberry

D E M A N D E . D ' H A B I T A T I O N : à green montain. Nom : Black Wolf's Shrieking Shack.






Let's Talk About You.
«Sinon, tu voudrais bien nous dire ce qu'il y a dans ta tête en 15 lignes?»


Wolf est un grand amateur de femme, mais aussi d’homme. En effet, il est un coureur invétéré et ne s’en cache pas. Il croc tout ce qui lui tombe sous la dent. C’est un garçon également joueur, vil et sans scrupule, qui aime chasser et s’amuser avec ses proies se jouant de leur peur. Mais il est aussi un gros feignant qui cherchera souvent la facilité ainsi que des victimes faciles, après tout pourquoi demeuré compliqué quand on peut faire simple ? Mave est aussi un pervers et un sadique né, quoi qu’un tantinet maso sur les bords, ce qui ressort le plus chez lui est son caractère sulfureux. Par ailleurs, on peut lui trouver un côté un peu nounours, mais à tendance lunatique. Passant du rire au larme, il pourra être tantôt aussi sage qu’un bouddha, aussitôt un véritable sal gosse, un moment d’une froideur sans pareil, dans l’instant d’une gentillesse extrême. De ce fait il est assez difficile à cerner et par moment, on pourrait se demander si c’est du lard ou du cochon.
Pour finir la forêt est son domaine, son territoire, il en est le Roi, montré patte blanche ou il vous mangera.







Wow, You Must Be A Model.
«Maintenant c'est 10 lignes de Physique ma poule.»


Du haut de ses un mètre quatre vingt, Mave domine la forêt et ses alentours. Une silhouette élancée et des membres fins mais musclé, il a un corps taillé pour la course. En effet, il est sans doute le plus rapide du monde du miroir, pouvant atteindre des pointes de cinquante kilomètre heure, mais sur de courte distance.
Il a un visage plutôt rond au menton pointu et étroit, surmonté par un petit nez. Sa peau, douce comme celle d’un bébé, est d’une couleur caractéristique très claire, blanche, tendant vers le gris, assortie à ses cheveux mi-longs et noirs. Des yeux fins d’un vert émeraude contrastent fortement avec son physique, et deviennent luisants comme deux lucioles dans la pénombre et la nuit. Sous son œil droit, se dessine une mince cicatrice.
Il est souvent vêtu d’une tunique longue et d’un pantalon en aillons, ses mains et pieds nus entourées de larges bandes noires.
Mave affectionne prendre la forme du grand loup d’ébène, lui valant son surnom.






Follow Me, Follow Me, I'll Tell You A Story.
«Tu dois être capable de me raconter ta vie en 25 lignes, pas vrai?»


Camille était sans nul doute la plus jolie jeune fille de tout le village. Un visage ovale, surmonté de magnifique yeux vert que des tâches de rousseur soulignaient, encadré par des boucles blondes cendrées qui lui cascadaient sur les épaules. Sa mère en était folle et sa grand-mère encore plus. Tous les hommes se retournaient sur son passage et pas un n’avaient pas dans l’idée de la demander un jour en mariage. C’était une fillette sage et loin d’être bête, juste un peu naïve.
Il n’y avait pas lieu qu’elle ait peur du Grand Méchant Loup car après tout, l’un avait été dévoré par le dernier petit cochon, et l’autre n’était qu’un mangeur de chèvre… Pauvre monsieur Seguin… Et un Loup, elle en connaissait déjà un. Enfin un Loup, c’était seulement son nom, mais il était tout de même un garçon un peu spécial.
Camille s’amusait à le taquiner en l’appelant The Big Bad Wolf à cause de sa grande taille et de son caractère. Ce Loup là, elle le connaissait depuis sa plus tendre enfance. C’est pour cela qu’elle n’avait aucune raison d’avoir peur du Grand Méchant Loup. Il s’appelait Mave. Mave Wolf.

Mave venait d’une longue lignée d’incontestable terrifiant Grand Méchant Loup. Le palmarès familial : pas très glorieux… L’arrière grand-père c’était fait avoir comme un débutant par la vieille bique et ses sept chevreaux. Morale de l’histoire : ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre.
Pour le suivant, cela n’avait pas vraiment servit… Le grand-père, parlons-en, avait lamentablement finit dans la marmite du petit cochon à la maison de brique, le chasseur devenant bien vite le diner. La morale : ne pas convoiter ce que l’on ne peut atteindre.
Son père, quant à lui, le garçon s’est longtemps demandé si après les deux générations précédentes il avait enfin retenu la leçon, ou si tout à l’opposé il jouait sur la fainéantise. Mave avait finit par opter pour la fainéantise. Et oui, le Loup est feignant de nature, il est donc plus facile de croquer les chèvres imprudente de monsieur Seguin.

Tel un loup hurlant à lune, des cris de femme déchiraient la nuit. Aussitôt, une porte s’ouvrit brusquement et un homme aux yeux luisants se faufila dans les ténèbres. En des gestes désordonnés, il tambourina à la porte du médecin. Quant à réveiller tout le village, c’était le cadet de ses soucis. Au bout de quelques minutes, un homme en chemise de nuit et ensommeillé vint ouvrir la porte.
- Allons monsieur, pourquoi tirer un gentil homme de son lit aussi tardivement ? Il fait nuit.
- Ma femme est en train de mettre b… Je veux dire d’accoucher. J’ai peur qu’il y ait un problème. Répondit l’homme avec rapidité.
Le médecin afficha un air déconfit.
- Je viens.
Il se tourna en fermant la porte. L’homme pouvait entendre ses pas précipités à travers toute la maison. La fenêtre voisine s’illumina et s’ouvrit. Dans l’encadrement apparut la tête ébouriffée d’une femme d’un certain âge.
- C’est pas bientôt finit tout ce tintouin ? Siffla irrité sa voix peu aimable.
Le médecin sortit de chez lui à ce moment et la salua.
- Excusez ce dérangement ma bonne dame, c’est une urgence.
Il lui tira son chapeau et s’inclina légèrement. La bonne femme afficha un air faussement satisfait et referma sa fenêtre.
Valise sous le bras, le médecin tenait son chapeau et tentait vainement de suivre ce pauvre bougre qui courait à grande enjambé devant lui. Tant et si bien qu’il en fut forcé de se guider à sa voix, se dirigeant vers ses « Par ici ! » ou ses « Par là ! ». C’est qu’il avait de grands pieds ! La maison se trouvait en lisière du bois et ressemblait plutôt à une cabane hurlante avec tous ces cris qui s’en échappaient.
Le médecin ne put que constater l’ampleur du désastre. En effet si l’infortuné futur papa avait décidé de continuer à accoucher sa femme seul, elle et l’enfant y serait resté c’est sur.
Au bout de nombreuses heures, qui parurent interminables, de travail, un lourd silence tomba sur la maison. Des bruits de tape se firent entendre, suivit des pleurs du nourrisson.
- Félicitation, c’est un vigoureux garçon !
Mais la femme ne répondit pas. Le médecin l’appela mais la malheureuse dormait déjà. C’était hélas une chose tristement courante, cette femme venait de donner sa vie pour que son fils puisse vivre la sienne. En cette sombre soirée, un nouvel enfant avait vu le jour dans ce village du Monde du Miroir.


Who's afraid of the big bad wolf? Surely not her ...

- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »
Chantonnait à tue tête une voix enfantine, qui n’attendait pas
forcément de réponse.
Mais contre toute attente, on lui répondit. Celle d’un garçon sortie de nulle part et entonna la réponse.
- « Je mets ma culotte ! »
L’enfant s’arrêta net. Entre les arbres, elle scruta l’obscurité du sous bois mais ne vit rien ni personne. Alors, elle reprit sa chanson d’un bon pas.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

Et la voix répondit encore, c’était comme si ce fut la forêt qui lui répondait.
- « J’enfiles mes chaussettes ! »
Elle s’arrêta de nouveau, à l’écoute. Seul le vent faisait retentir son souffle à travers les feuillages et les buissons. Elle continua sa route.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

La voix donna de nouveau la réplique, quelque chose observait l’enfant.
- « Je passes mon pantalon ! »
Camille se sentait observé, elle se retourna et trébucha. Mais ne voyant rien, elle continua son cheminement en regardant derrière elle.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

Une branche remua faisant tomber des aiguilles de pins au sol, la voix répliqua.
- « Je boutonnes ma chemise ! »
La gamine suivit du regard le mouvement du rameau et sursauta en voyant l’animal, qui semblait avoir eu aussi peur qu’elle. Quelle frayeur, ce n’était qu’un écureuil. Soulagé elle continua.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

Le petit animal détala derrière un buisson. Le son de la voix le fit remonter aussitôt dans un arbre.
- « Je saute dans mes bottes ! »
Camille suivit des yeux le trajet de l’animal apeuré, et poursuivit son émerveillement à travers cette forêt qu’elle découvrait et redécouvrait à chaque fois.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

Claironnante, la voix paraissait rebondir sur chaque tronc, comme si le son fut un lapin sautant de pins en chênes et de chênes en pins.
- « J’habilles ma veste ! »
Elle accéléra le pas, puis ralentit devant un parterre d’anémones et de jacinthes sauvages. Fermant les yeux, elle se perdit dans leur parfum et s’en alla en cueillir quelque une.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

Transporté, la voix sembla soudain plus proche que jamais, et cela n’allait s’en arranger de rassurer la fillette.
- « Je coiffe mon chapeau ! »
Se redressant, Camille attacha les tiges de son bouquet avec une grande herbe et s’empressa de sortir du champ de fleurs en sautillant pour ne pas les écraser.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ? »

La voix était proche, il était là. Juste derrière cet érable. Elle rugit !
- « Je prends mon fusil, et j’aaaarrive ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait une masse noir sauta de derrière le tronc en brandissant un bâton.
- « Sauvons-nous ! » S’exclama la fillette, tendit que Mave courait derrière elle agitant son bâton comme s’il c’était agit d’un fusil.
Et oui, ils s’amusaient… Et même follement. Ce, à longueur de temps.
Mais, dans la pénombre, des yeux les observaient derrière la vitre de la maison en lisière de bois. Un regard scruteur qui ne voyait pas d’un très bon œil la relation de ces deux enfants.
Car viendra un jour, où la Lune scintillante sourira et ferra pleurer la nuit. Revêtant la plaine d’une rouge rosée.


Who's afraid of the big bad wolf? Surely not her ...

Un jour, la mère-grand de Camille lui confectionna un petit chaperon rouge qui lui seyait si bien, que partout on l’appelait The Little Red Riding Hood. La jeune fille l’aimait tant qu’elle ne le quittait presque jamais, sauf lorsque sa mère lui prenait pour le laver.
Mave aussi l’aimait bien ce Chaperon.

Puis les années passaient et les enfants grandissaient. Camille était de plus en plus à l’étude avec sa mère, et Mave, qui n’avait jamais reçus une telle éducation de la part de son père, passait de plus en plus de temps à l’attendre.

Derrière la vitre, le regard devenait de plus en plus mauvais.

Au-delà de la porte de la maison en lisière de bois, des cris s’échappèrent déchirant la quiétude de cette tiède matinée d’automne. Mave venait d’avoir treize ans et l’humeur n’était pas à la fête. Un grand homme, de trente sept ans aux cheveux poivre et sel, faisait les cent pas dans le salon. La colère était visible sur tous les traits de son visage et dans toutes les expressions de son corps. Cet homme ne ressemblait pas du tout à son fils. Non. Il avait tout de feu sa mère. Les gens qui l’avaient connu ne cessaient de le dire. Ce fils qui était prostré sur le divan, le front bas face au courroux de son père, qu’il ne comprenait pas.
- Tu me fais honte ! (Ne cessait-il de répéter). Tu me fais honte ! Tu fais honte à ta famille ! Tu te fais honte à toi-même !
- Pourquoi devrais-je avoir honte ? Demanda le garçon sans redresser la tête, la voix emplit d’incompréhension.
L’homme fit volte face, lui attrapa brusquement le menton et le força à le regarder en face.
- Parce que tu es un Loup, et dans notre monde les Loups mangent les petites filles ils ne jouent pas avec ! Siffla-t-il entre ses dents.
Mave le regarda droit dans les yeux et lui jeta un regard plein d’indifférence et de dégout.
- Alors, ne t’en déplaise, je ne serais pas cet animal !
Se levant d’un bond, il le repoussa avec force et s’enfuit.
- * Camille !*


Who's afraid of the big bad wolf? Surely not her ...

Se levant de bon matin, Camille fut accueillit dans la cuisine par la délicieuse odeur de galettes fraichement sortit du four. Elles fumaient encore tiède sur la table, narguant son estomac affamé par la vue de leur fine croute dorée et croustillante à souhait. Ni vue, ni connue, l’enfant porta une main au plat l’eau à la bouche. Sa mère arriva à ce moment et la contraint à oublier cette idée par une tape sur la main. Elle tendit de bon beignet à la pomme à sa fille et lui dit :
- Ces galettes ne sont pas pour toi gourmande. Prend ton petit déjeuner et va voir comme se porte ta mère-grand, car on m’a dit qu’elle était malade. Porte-lui ces galettes et ce petit pot de beurre. (Elle désigna les galettes et le pot). Ça lui fera plaisir. Et l’on m’a également rapporté qu’elle avait quelque chose pour toi pour ton anniversaire.
La jeune fille s’exécuta sans discuter. Elle était toujours très contente d’aller rendre visite à sa mère-grand, elle lui racontait toujours de belles histoires. La jeune fille pensa même que Mave aimerait certainement les entendre. Un jour il faudrait qu’elle l’y emmène !
La maison de sa mère-grand se trouvait plus loin dans un autre village. En passant dans un bois, elle rencontra un grand homme aux cheveux poivre et sel. Il était muni d’une hache et d’une brouette chargé de buches. L’homme la salua et lui demanda où elle se rendait.
- Je vais chez ma mère-grand lui porté des galettes et un petit pot de beurre. Elle est malade. Lui confia-t-elle sans se méfier.
- Demeure-t-elle bien loin ? Lui demanda le bucheron.
- [b]Oh oui,
(soupira-t-elle), c’est par-delà le moulin que vous voyez tout là-bas, à la première maison du Village.
- Et bien, c’est fort loin pour une si jeune enfant. (Constata l’homme). C’est justement dans ce village que j’habite, et où je rentrais en l’instant. Laisse moi t’y accompagner, on ne sait jamais quel danger peut bien guetter une enfant seule dans une forêt ! Déclara-t-il avec entrain.
- Je vous en remercie ! Lui répondit poliment Camille en lui adressant un sourire.
Après tout, les bucherons protègent des Loups.
Tout deux cheminèrent ensemble dans le plus grand calme, à l’écoute de la nature, à travers le bois et la plaine qui entourait le moulin. Arrivé en vu des premiers toits, l’homme ralentit et finit par s’arrêter à un croisement. Il désigna le chemin de gauche.
- Je dois passer par là pour regagner mon logis. Je suis convaincu qu’à partir d’ici jusqu’au Village, il ne t’arrivera rien.
- Merci de m’avoir accompagné jusqu’ici. En vous souhaitant la bonne journée ! Répondit l’enfant en s’éloignant et faisant signe de la main.
Après tout, les bucherons protègent des Loups, ils ne sont pas des Loups.
D’un pas rapide, l’homme avança le long du sentier puis, un peu plus loin, se glissa dans un fourré. Quelques minutes plus tard, un grand Loup gris en surgit l’écume aux lèvres.
Courant de toute sa force, l’animal ravala en un rien de temps la distance qui le s’éparait du Village. Il gagna la première maison et, du plat de sa patte, frappa à la porte. De l’autre côté, une quinte de toux se fit entendre suivit d’une voix chevrotante.
- Qui est là ?
Le Loup s’efforça alors à prendre une voix doucereuse et dit :
- C’est moi mère-grand, je t’apporte des galettes et un petit pot de beurre que ma mère m’envois.
La mère-grand toussa de nouveau et s’éclaircit la gorge.
- Tire la chevillette, la bobinette cherra !
Le Loup s’exécuta et se glissa à pas de velours à l’intérieur. D’un coup de rein, il referma la porte. La vieille femme était assise près du poêle, un châle jeté sur ses épaules et ses genoux. Elle lui tournait le dos et ne le vit pas entrer.
- Vient donc t’assoir à côté de moi mon enfant. (Dit-elle en tapotant d’une main tremblante le coussin de la chaise à côté d’elle). Je vais te raconter une de ces histoires que tu aimes tant, pendant que nous nous régalerons des bonnes galettes de ta mère.
Sournoisement, le Loup s’approcha par derrière. Posant ses pattes antérieur sur le dossier, il lui susurra à l’oreille :
- Plus tard pour les histoires grand-mère, aujourd’hui c’est moi qui vais vous en conter une. Elle commence par « Il était une fois » et se finit « Dans mon estomac ».
A ces mots, il renversa la chaise et avant que la pauvre âme ait put dire quoi que ce soit, la bête lui lacéra la gorge pour ne pas qu’elle cri et la dévora.
Redevenant homme, le Loup fut nu et le temps allait lui manquer. Précipitamment, il enfila la chemise de nuit de la vieille dame et se glissa dans le lit, se dissimulant sous les draps.
C’est alors qu’on frappa à la porte. Le Loup s’efforça de prendre la voix de la mère-grand et répondit :
- Qui est là ?
- C’est moi mère-grand, c’est Camille. Maman m’a fait porter des galettes et un petit pot de beurre pour ton rétablissement ! S’exclama The Riding Hood de l’autre côté de l’entrée.
Le Loup toussa.
- Tire la chevillette, la bobinette cherra !
Camille tira la chevillette et la porte s’ouvrit. Elle entra et la referma derrière elle, découvrant se mère-grand au fond du lit.
- Dépose donc ton panier sur la huche et vient t’assoir près de moi, je vais te conter une de ces histoires que tu aimes tant. Lui dit le Loup en tendant un bras vers elle.
L’enfant s’approcha d’un pas prudent pour voir un peu mieux sa mère-grand.
- Ma mère-grand, (dit-elle en fronçant les sourcils), que tu as de grands bras.
- C’est pour mieux t’embrasser mon enfant. Répondit le Loup soudain peu à l’aise.
Elle remarqua qu’étrangement, ses pieds touchaient presque l’assise de lit.
- Ma mère-grand, que tu as de grande jambes.
- C’est pour mieux courir mon enfant.
Camille s’arrêta et fit un pas en arrière soudainement prise de panique.
- Ma mère-grand que tu as de grandes…. Oreilles ?
- C’est pour mieux t’entendre mon enfant. Dit le Loup qui s’apprêtait à bondir à tout moment.
Sa gorge se serra et des larmes coulèrent le long de ses joues.
- Ma mère-grand…. Tu n’es pas ma mère-grand !
Camille tourna les talons et se précipita vers la porte. Mais à peine avait-elle posée la main sur la poignée que le Loup fut plus rapide qu’elle. D’un bond, il sauta hors du lit, s’arrachant aux couvertures et fondit sur l’enfant. L’attrapant par la taille, il lui plaqua une main vigoureuse sur la bouche et la souleva du sol.
- Non je n’ais rien de ta mère-grand. Et puisque tu y tiens tant tu vas aller la rejoindre, je n’ais pas mangé depuis trois jours. Tu ne seras pas déçu du voyage, j’ai aussi de grandes dents !
Sur ces mots menaçant, le Loup l’entraina vers le lit et la dévora entièrement.


Who's afraid of big bad wolf ? Surely not her...

Cela faisait depuis vingt minutes que Mave attendait Camille sous le grand chêne, au pied duquel ils avaient l’habitude de se retrouver. Seulement vingt minutes, mais pour lui cela paraissait une éternité alors qu’il avait passé toute la matinée à la chercher partout depuis la dispute avec son père. Mais maintenant, il ne tenait plus, tout comme son séant carré et bleuit par la terre dure et froide. Il sauta sur ses pieds et couru jusqu’au village. Frappant à la porte de la maison de Camille, sa mère ouvrit et l’accueillit avec surprise.
Le garçon lui demanda si elle savait où était sa fille.
- Elle est allée voir sa mère-grand qui est malade, dans le Village voisin, après le moulin. (Lui dit-elle). Je pourrais lui dire que tu es passé.
- Pas la peine ! Répondit le garçon en partant.
Mave couru encore et encore, toujours plus loin, de toute sa force. Il traversa la forêt et la plaine, passa devant le moulin et continua sa course folle jusqu’au Village.
Il y avait un attroupement devant la porte de la première maison. Mais aussi des pleurs. Il se faufila entre les personnes mais un homme large barrait l’entrée. Mave se hissa sur la pointe des pieds et regarda par-dessus son épaule. Tout se qu’il put voir fut un petit chaperon rouge jeté négligemment au sol, déchiré et taché de sang.
- Camille…

Le visage rouge, la tête dans du coton et le corps en sueur, Mave s’appuya au chambranle de la porte pour ne pas s’écrouler. Son regard était noir et sa mâchoire serré.
- Tu rentre bien tôt aujourd’hui, tu n’as trouvé personne pour jouer ? Lui demanda son père au salon d’un ton sarcastique.
Le garçon se décolla de la porte et déboula dans la pièce d’un pas titubant et lui fit face les yeux gonflés de larmes.
- Tu l’as tué… L’accusa-t-il.
- Je te l’ais dit : les Loups mangent les petites filles, ils ne jouent pas avec. Se moqua l’homme.
Le garçon s’approcha un peu plus de lui.
- Tu veux que je sois un Loup ? Grogna-t-il entre ses dents en ôtant son écharpe). Et bien je serais un Loup. Mais certainement pas celui que tu attends !
Il ôta sa chemise, mais n’attendit pas de retirer tout le reste. Il prit la forme d’un Loup noir et se jeta sur l’homme crocs et griffes dehors envoyant tout voler sur son passage.
Les deux bêtes se livrèrent un combat acharné auquel le Loup noir finit par avoir le dessus.
Le visage et le corps ensanglanté, Mave était débout comme un pantin désarticulé devant la maison qui brulait. Les flammes dansaient devant ses yeux et sur sa peau, le bois crépitait et craquait, le toit s’écroulait. En quelque instant, il ne restait plus rien de la maison, plus rien de son père, plus rien de sa vie.
Entrouvrant les lèvres, il entonna une chanson d’une voix froide et éteinte.
- « Promenons-nous dans les bois, pendant que le Loup n’y est pas.
Si le Loup y était, il nous mangerait.
Mais comme il n’y est pas, il nous mangera pas.
Loup y es-tu ?
Entends-tu ?
Que fais-tu ?
Tremblez, misérables chevreaux, le Grand Méchant Loup arrive. »


Elle n'avait pas de raison d'avoir peur du Grand Méchant Loup, car un Loup elle en connaissait déjà un.

Il n’y avait pas lieu que les gens aient peur du Grand Méchant Loup car après tout, l’un c’était fait avoir par la vieille bique et ses sept chevreaux, l’autre avait été dévoré par le dernier petit cochon, et le suivant n’était qu’un mangeur de chèvre… Pauvre monsieur Seguin…
Mais maintenant, qu’il avait tué Camille, connu de tous sous le nom de Little Red Riding Hood, et sa mère-grand, tout le monde avait de grande raison d’avoir peur du Grand Méchant Loup. Et même si leur assassin avait été tué, les villageois avaient loupé ce chapitre. Tout ce qu’ils savaient ce que le Black Big Bad Wolf rodait, ses épaules saillant sous deux meurtres qu’il n’avait pas commis. Mais cela… personne ne le savait.


She was not afraid of the big bad wolf. But… maybe you?








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MessageSujet: Re: Mave Wolf The Big Bad Wolf [terminé]   Dim 30 Oct - 15:14

Hello ! {re}Bienvenue ~

Et bien je valide ta fiche ! Tu peux commencer à poster ton sujet de demande de RP et de demande de lien. Je pense ouvrir officiellement le forum dans pas longtemps, comme ça ce sera fait :O3: (enfin je dois me concerté avec le chaton cheshire avant xD)

Pour ton histoire, le coup des loups m'a fait penser au chaperon rouge de Catherine Hardwicke (un bon film avec une très bonne BO d'ailleurs ~♥️). Tu y as pensé aussi, ou c'est moi qui fantasme ? xDDD


Edit : Ton rang est trop long, il ne passe pas T_T (fofoactif n'est pas sympa sur la longueurs des rangs).



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Mave Wolf The Big Bad Wolf [terminé]

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