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Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff

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No rules. I do what I want !
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Messages : 17
Date d'inscription : 20/11/2011
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MessageSujet: Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff    Dim 20 Nov - 10:18





N O M : Heathcliff
P R É N O M : Scarlett Joan
 G E : 21 ans
S E X E : Féminin
D A T E . D E . N A I S S A N C E : 1er Mai 1989
O R I G I N E S . OU . C O N T E S : Royaume-Unis
O R I E N T A T I O N . S E X U E L L E : Hétéroclite.
G R O U P E : Blueberry






Let's Talk About You.
«Sinon, tu voudrais bien nous dire ce qu'il y a dans ta tête en 15 lignes?»

Le cerveau à l'envers.

Salle sombre. Une jeune femme est assise dans un coin, fumant du bout des lèvres une cigarette parfumée au rhum.

- Jamais je ne me souviens avoir été normale ou même avoir été considérée comme telle par mes pairs. J'ai toujours su qu'il y avait un truc étrange chez moi, mais n'en eue la confirmation qu'à l'âge de quinze ans, où un médecin me diagnostiqua un trouble de la personnalité antisociale. J'imagine que vous vous attendez à ce que je développe un peu... non ? Alors soit ! Je n'ai pas le choix de toute façon. Préparez-vous à ne pas être ébahis, mesdames et messieurs, car ce que vous vous apprêtez à lire est loin d'être impressionnant.

Toute cette histoire commença bien des années avant ma naissance, avec une très belle femme que je me plaisait, enfant, à appeler Mère. Elle avait de longs cheveux noirs, tout aplatis sur son crâne. C'est l'une de seules choses dont je me souviens d'elle, de ça et de sa grande violence. Cette femme était folle. Et elle m'a transmit sa douce folie, son cerveau tout à l'envers. Croyez-moi, je m'en serais bien passée. Mais le fait est que toutes les femmes dans notre famille et ce depuis la nuit des temps...

La jeune femme prend une pause, évaluant ce qu'elle vient tout juste de dire, tire une bouffée de sa cigarette puis se ravise.

- Bon d'accord, peut-être que j'exagère un peu. Mais toujours est-il que de mère en fille, il y a ce trouble, cette maladie, qui se propage de génération en génération. Même à l'enfance, on pouvait remarquer ma tendance à rejeter la faute sur les autres, j'étais incapable de ressentir quelconque culpabilité ou d'apprendre de mes erreurs. Au jardin d'enfance, je ne partageais jamais mes jouets et refusait catégoriquement de m'amuser avec les autres gamins babillants et dégoulinants de salive. Ils me répugnaient.

Avec l'âge, la situation empira et je fut plusieurs fois arrêtée pour grossière indécence, refusant de porter un pantalon ou une chemise à l'extérieur, ne me souciant guère des lois qui obligeait les gens à porter de futiles vêtements. Atteinte à la pudeur !, me disait-on. Ce n'est pas moi qui est en tort, c'est vous qui regardez au mauvais endroit. Je fit aussi quelques sauts au poste pour avoir dessiné des graffitis à contenu explicite. Calomnies ! Le corps nu d'une femme s’emboîtant dans celui d'une panthère est d'un érotisme sensuel, suave...

Mais détrompez-vous ! Je vous entends déjà penser tout haut : Mais cette fille est une vraie nympho ! Pas du tout. Ma vie sexuelle est aussi active que celle d'une femme ménopausée atteinte de la peste noire, ou de toute autre maladie franchement écoeurante. Mais je m'éloigne du sujet ! Je suis désolée, je me suis légèrement emportée. Alors voilà, je disais... Les règles sont faites pour être transgressées, sinon elles n'auraient plus aucune raison d'exister.

Encore aujourd'hui, je ressens un fâcheux agacement chaque fois que quelqu'un s'approche de moi pour me raconter sa vie. Je-m'en-fou. Vos pathétiques existences et vos pathétiques problèmes avec votre tout aussi pathétique petit-ami m'intéresse autant qu'un bâton de colle vide. Et je précise que malgré ma maladie, un bâton de colle vide reste toujours un bâton de colle vide. Inintéressant, un peu gluant et vide.

Je ne tolère pas que l'on me parle et je déteste que l'on me touche. J’exècre par dessus tout la loi et les règles. Je ne sais pas me conduire en publique et je perds tout mes moyens face à des cigarettes au rhum.






Wow, You Must Be A Model.
«Maintenant c'est 10 lignes de Physique ma poule.»

Petites culottes & petite poitrine.

Une épaisse fumée grise envahissait désormais la pièce, secondée par l'odeur de la cigarette. Une ombre sur le mur dessinait la silhouette d'une femme élancée, démesurément aggrandit.

- Mon apparence ? Dans quel monde doit-on décrire son apparence à son interlocuteur ? Vous êtes juste devant moi ! Vous me voyez, non ? Ah, là non plus, vous ne me laissez donc pas le choix... Ne vous attendez pas à une description détaillée, toute en chiffres, je ne m'intéresse pas à ce genre de futilités, ce sera donc une description sommaire.

Toute ma vie durant, malgré sa courte durée, on m'a dit que j'était belle, ou tout du moins, que j'avais un certain charme. Je ne suis pas de celles qui passent un temps fou à se maquiller, se coiffer et tout le tra la la. Lorsque la journée commence, je sors du lit, je m'ébouriffe les cheveux, qui sont plutôt courts et bruns, analyse un instant les cernes que j'ai sous mes yeux, qui sont bruns aussi et sors. La durée moyenne de l'être humain, de nos jours, est d'environ quatre-vingt un an et je n'ai aucune minute à perdre. Si on regarde tout ceci d'un côté objectif, à vingt-et-un an et des poussières, j'en suis déjà au quart de ma vie !

Dans la rue, les hommes me regardent. Oui, je le remarque messieurs et ce, malgré la très longue frange qui me tombe jusque sous les yeux. Peut-être tournent-ils la tête à cause de ma silhouette élancée, ou alors les fautives de tout ceci sont mes longues jambes, qui n,en finissent plus de finir. Ou alors mes jolies fesses bombées, mes petits seins fermes, mon ventre plat et mes hanches creuses. Une autre hypothèse, plus probable, je crois, vient du fais que je suis sortie de mon appartement en petites culottes et t-shirt blanc transparent. Mon apparence m'importe si peu, pourquoi même prendre la peine de s'habiller le matin ?

Un officier de police qui me connait bien me raccompagne chez moi. Il fait cela tout les matins depuis que je suis emménagée dans le coin, puis il me demande de m'habiller correctement, d'une voix polie. Je sais qu'il m'analyse et je fait exprès de me trémousser le popotin devant lui, juste parce que ça l'énerve.

Je choisi les premiers vêtements que je trouve, ce qui se résume principalement par un soutien-gorge noir, brodé de dentelles, une petite culotte dépareillée, un t-shirt crade et une paire de mini-shorts que j'enfile, sous la surveillance de l'officier.

Scarlett croise les jambes. Elle a une expression songeuse. Sur ses lèvres en forme de coeur apparaît un petit sourire espiègle. Elle l'aimait bien finalement, ce policer. Et puis les uniformes l'avait toujours fait fondre.

- Dire que je ne lui ai jamais demandé son nom.





Follow Me, Follow Me, I'll Tell You A Story.
«Tu dois être capable de me raconter ta vie en 25 lignes, pas vrai?»

Scarface façon Scarlett.

- Est-il possible de vivre un mariage heureux avec une folle ? Mon pauvre père ne pouvait tout de même pas se douter que ma mère était une asociale alcoolique et violente. C'était pourtant un charmant monsieur comme on en voit tant, souffrant d'embonpoint, des chaussettes blanches dans ses sandales brunes et des demis-foyers au dessus du nez. Tout le contraire de ma mère, qui était maigre à en faire peur, s'habillait en haillons et avait le regard perçant du lynx. Comme toute famille dysfonctionnelle, nos voisins et nos amis ne voyaient rien, trop occupés qu'ils étaient à regarder leur télévisions, les yeux vitreux et le filet de bave à la commissure des lèvres. Aucun d'eux ne savait ce qui se tramait dans notre petite maison de l'Avenue de la Colombe. Et puis de toute façon, quand bien même ils auraient entendus les cris hystériques de ma débile de mère, ils n'auraient absolument rien fait. Je le sais, parce que c'est ce que j'aurais fait.

La Terre entière se prend pour le nombril du monde, moi y compris. Personne n'y échappe. Nous vivons dans un monde d'aveugles, où il est préférable de se taire plutôt que d'élever la voix pour crier nos convictions. Mais qui sommes-nous, nous, petit peuple, pour avoir une opinion ? Posez-vous la question en vous-même et soyez honnêtes. Vous seriez-vous mêlé de cette histoire ? Auriez-vous tenter de sauver la petite fille innocente qui assistait aux crises de sa mère malade ? Où alors auriez vous pris la manette de votre téléviseur... et augmenter le volume ?

Personellement, j'aurais choisi le téléviseur.

Pendant plusieurs années, mon père et moi subirent la violence, autant verbale que physique de Joan, ma mère. L'ingrate m'a d'ailleurs affublé de son prénom, je ne pourrai donc jamais l'oubliée. Lorsque mon paternel en eu assez, il divorça. Ce fut une dure épreuve pour lui, qui l'aimait tant. Passé outre son grand chagrin, mon cher papa me semblait plus heureux, il perdit même du poids ! J'étais alors âgée de quatorze ans et j'était heureuse, même si mes écarts de conduite à l'école me valait plusieurs punitions. Que voulez-vous, à quatorze ans, c'est normal de se retrouver chez le principal trois fois en un mois ? N'est-ce pas ?

Mon père n'était pas d'accord. Et toutes les excuses que je lui donnait, blâmant mes incompétents de professeurs pour tout mes échecs scolaires, accusant d'autres élèves de me brusquer dans les couloirs (ce qui était vrai, dans la mesure du possible où m'effleurer l'épaule avec leurs bouquins peut être considérer comme de la bousculade) ou bien même que c'était la faute du directeur lui-même si je le rencontrais si souvent (c'était un indécrottable pervers, oui oui, je le jure !) ne fonctionnaient absolument pas sur lui.

Il trouvait même cela inquiétant, mais ne m'en parlait pas. Il croyait reconnaître ma mère, parfois... Mais ce n'est que lorsque je me fit suivre par un docteur que nous en eurent la confirmation. Trouble de la personnalité asociale. Tout comme... elle. Je me sentais souillée, je ne voulais pas de son patrimoine génétique ! Je ne l'aimais pas, elle me suivrait partout, désormais. Dès lors, je m'éloignai de mon père, consciente de le blesser par ma propre présence, qui lui rappelait Joan.

Jusqu'à il y a deux ans, je sortais de plus en plus de la maison, jusqu'à ne plus y retourner du tout. Je savais qu'il souffrirait de mon départ, mais c'était mieux ainsi. Je ne voulais absolument pas lui faire revivre le même enfer. C'était fini pour lui, jamais il n'aurait à retraverser toutes ces épreuves. La rue n'était pas si mal et puis quand je manquais de quelque chose, je trouvais toujours une boite avec des vivres sur le seuil de mon ancienne maison, j'adorais mon père et visiblement, c'était réciproque.

La jeune femme éteint sa cigarette dans un cendrier qui traînait par là.

- Un soir, alors que je déambulais dans les rues de Londres, j'aperçue un tout petit appartement à loué. J'y habite depuis deux ans, j'en avais alors dix-neuf. Bien évidemment, c'est dans ce minuscule deux pièces que l'évènement qui chamboula le reste de ma pénible existence se produisit. Je ne me souviens plus très bien, mais je vais essayer de vous raconter ce matin là en détail.

Scarlett prend une pause, comme pour mettre en valeur le ce qu'elle s'apprête à dire.

La veille, j'étais sortie. C'était une de ses soirées où votre meilleure ami se nomme Jack. Jack Daniels. Ou encore Tia. Tia Maria. Alors enfin, vous comprenez... Quand j'ai ouvert les yeux, encore toute habillée de mes vêtements de la veille, la seule chose qui comptait c'était de trouver des analgésiques pour mon mal de cerveau. Ma tête... me faisait tellement souffrir. Mais quand je suis passée devant le miroir en pied de la salle de bain, je ne put retenir mes pieds de s'arrêtés net. La chose qui se reflétait dans le miroir ne me ressemblait pas. Je fixai un moment l'image d'un lapin blanc. Il était tout petit, mais ce que je trouvai le plus étrange, fût que je ne me voyais pas.

C'était impossible. J'étais encore ivre ? Probablement. Mes yeux se reposèrent sur le minuscule lapin, Je me suis accroupie, les genoux dans une pile de linge sale. Mes doigts avancèrent bien malgré eux vers le petit animal, qui sembla soudainement effrayé et s'enfuit, s'enfonçant dans un couloir que je n'avais pas remarqué. Dès que ma main effleura la surface du miroir, ils s'y enfoncèrent et une force brute m'aspira tout entière dans cet autre monde.

J'avais peur. Le miroir, la seule porte de sortie, était disparu. Devant moi, le sombre couloir aux dalles carrelées. Avais-je un autre choix ? Surement pas. L'écho de mes propres pas sur le sol m'étonnèrent, sans le vouloir, je m'étais mise à marcher vers la seule source de lumière visible. Au bout du long tunnel, il y avait une vaste pièce.

"C'est le moment de renaître maintenant''

- J'ai sursauté.

''Tu ne retournera plus chez toi, mais console toi, oublie ta triste réalité et ouvre cette porte."

- Mes pensées se tournèrent vers mon pauvre papa. Que deviendrait-il ? Penserait-il que je m'étais enfuie ? La jeune voix avait parlée d'une porte. Effectivement, je ne l'avais pas remarquée, mais il y en avait bien une. Je m'en étais approchée, puis en avait tourné la poignée.

"Elle t'emmènera à la première étape de ton voyage. Bon jeu hihi"

-Bon quoi ? AAAAAH !

Trop tard. L'autre monde derrière la porte m'a aspirée.







V O U S . V O U L E Z . U N . R A N G ? Je peux vous laisser le champ libre ? Mettez ce que vous voulez, en lien avec l'histoire ou le tempérament de Scarlett, bien sûr.
P S E U D O : Crevette :3
A G E : 19 ans
A P P R É C I A T I O N . D U . F O R U M : 10 /10
P R É S E N C E : 6;5/7
A U T R E . C H O S E ?
C O D E : | oki by Celian |
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MessageSujet: Re: Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff    Lun 21 Nov - 11:53

:C6: Désolée du double post.

Fiche terminée ! :3
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MessageSujet: Re: Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff    Lun 21 Nov - 12:05

Bonjour & bienvenue parmi nous ♥

Je valide ta fiche ! Qui soit dit en passant est très bien écrite !

Tu peux commencer à poster ton sujet de demande de RP et de demande de lien.

Je clos donc -solennellement- ce message en te souhaitant un bon -et sanglant- jeu



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MessageSujet: Re: Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff    

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Nudité & Trouble de la personnalité | Scarlett J. Heathcliff

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